ok
Le mouvement (Introduction collective)
31/01/2007 00:00 | Durée 01:31:31

Intervenants : Rudolf Bkouche , Professeur émérite de l'Université Lille 1 .   Jean-Marie Breuvart , Philosophe, Faculté de théologie. Université Catholique de Lille .   Bruno Duriez , Sociologue, directeur de recherche au CNRS Lille 1 .   Nabil El-Haggar , Maitre de conférences, Vice-président chargé de la Culture, de la Communication et du Patrimoine Scientifique, Université Lille 1 .   Robert Gergondey , Mathématicien, Enseignant-Chercheur à l'Université de Lille 1 .   Bernard Maitte , Professeur émérite à l’Université de Lille ; Professeur d’Histoire des Sciences et Epistémologie ; Membre de l’UFR de physique ; Ancien directeur du Centre d’Histoire des Sciences et d’Epistémologie à l’Université Lille1. Ancien membre de l'UMR 8163 « Savoirs, Textes, Langage » (CNRS, Universités Lille 3 et Lille 1) ; Ancien responsable du Domaine de recherche « Différenciation et mutation des Savoirs » de l’UMR STL .  

Le cycle commencera par une approche historique. Peu à peu va se dégager la théorie selon laquelle la terre n'est plus simplement, comme chez Aristote, un lieu « dans » lequel il y a mouvement, mais un ensemble lui-même en mouvement, y compris pour la matière qui la compose. Apparaît ainsi la réalité du mouvement : non plus un accident qui advient à des corps qui seraient autrement stables, mais comme la réalité fondamentale, dont ces mêmes corps stables ne sont eux-mêmes qu'une apparence. Nous vivons sur un volcan : celui de nos cellules, celui des molécules dont celles-ci sont constituées, mais également celui de l'ensemble du monde matériel. Une telle conception a bien évidemment des répercussions, tant sur la conception des mutations et mouvements sociaux que sur celle de la technologie ou de l'art. L'objet des dernières conférences sera d'analyser le sens et la portée de tels mouvements dans la vie des civilisations. C'est en effet cette conception même qui permet d'interpréter à nouveaux frais l'ensemble des processus humains. Ce que nous appelons les « mutations » sociales relèverait bien du même processus que celui auquel on assiste avec la matière : la stabilité des sociétés humaines n'est également qu'une apparence à grande échelle, reposant sur un bouillonnement d'idées et de passions qui est lui-même relié aux mouvements des individus. La technologie et l'art ne seraient finalement que la manifestation d'un tel bouillonnement.