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De l’eau pour les villes
23/01/2018 18:00 | Durée 01:30:27

Intervenants : Sabine Barles , Professeure d’urbanisme et aménagement, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne .   Marc Dumont , Professeur en urbanisme et aménagement de l’espace, UFR Géographie et aménagement, Laboratoire Territoires, Villes, Environnement et Société, Université de Lille, Sciences et Technologies. .  

Le XIXème siècle occidental est marqué par une quête accrue de salubrité qui passe notamment par l’imperméabilisation des sols et le nettoyage à grande eau. La quête d’eau n’a de cesse si bien que les villes déploient une forme de contrôle extraterritorial de la ressource malgré les conflits que suscitent leurs projets. Ce contrôle de l’amont du cycle de l’eau s’accompagne d’une modification de son aval. Dans un premier temps, le milieu aquatique est relativement épargné. La production d’engrais humains (à partir des urines et des excréments) est alors gage de salubrité et de satiété. Cependant, les engrais industriels les disqualifient dans l’entre-deux-guerres. Dévalorisés, devenus déchets et eaux usées, ils sont abandonnés à la rivière qui est sacrifiée à la salubrité urbaine. Histoire de l’hygiène et histoire de l’agriculture entrent ainsi en résonance.