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Pierre Mauroy, l’élu local militant
15/10/2015 10:00 | Durée 02:12:42

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Intervenants : Denise Cacheux , Ancienne députée du Nord, Ancienne élue au Conseil Régional, à la Communauté Urbaine de Lille et à la Mairie de Lille, Présidente de l'Ecole Supérieure du Travail Social .   Bernard Derosier , Président du Conseil Général du Nord de 1998 à 2011, Ancien Maire d’Hellemmes, Député du Nord de 1973 à 2012, Co-président de l’Association des Amis de Pierre Mauroy .   Rémi Lefebvre , Ceraps, Centre d'études et de recherches administratives, politiques et sociales, Université Lille 2 .   Bernard Roman , Député du Nord .   Frédéric Sawicki , Professeur de science politique à l'Université de Lille 2, directeur du Centre d'études et de recherches administratives, politiques et sociales .  

Le militant socialiste et de l’éducation populaire (son histoire, ses valeurs..), ses mandats locaux (Conseil Général du Nord , Conseil Régional du Nord Pas de Calais, ville de Lille, Communauté Urbaine de Lille), l’enracinement local dans la logique du militant, la méthode politique, les facettes du parcours politique de Pierre Mauroy et comment celles-ci se sont traduites dans ses engagements locaux et territoriaux. Pierre Mauroy avait l’habitude de citer Roger Salengro dont il revendiquait l’héritage à Lille : « on n’a jamais tort contre son parti ». Symbole du socialisme du Nord implanté dans les milieux populaires mais aussi ancré dans le monde enseignant et laïc dont il est issu (passé par l’école normale, il fonde la fédération Léo-Lagrange en 1951), celui qui devient maire de Lille en 1973 a toujours mis en avant sa fibre militante. Longtemps à la tête de la puissante fédération du Nord et, à ce titre, au centre des compromis conclus lors des congrès nationaux, il vivait sa loyauté indéfectible à son parti sur un mode guesdiste et volontiers unanimiste. Pierre Mauroy incarne aussi le cursus honorum ascendant du notable traditionnel : il devient premier ministre en 1981 après avoir accumulé mandats locaux (député-maire en 1973, il prend la tête de la région l’année suivante) et positions partisanes de premier plan (locales et nationales). A partir du congrès de Metz en 1979, il anime un courant au PS assis sur la puissante fédération du Nord qu’il dirige, ce qui ne l’empêche pas de porter la victoire de François Mitterrand qui lui ouvre les portes de Matignon. S’il se réancre à Lille après 1984 (il devient sénateur en 1992), il ne perd pas sa dimension nationale (il dirige le PS de 1988 à 1992) et gagne une autorité morale, celle d’un socialisme populaire. Son identité militante n’est pas incompatible avec un sens aigu du consensus qui lui permet à la mairie de Lille ou à la communauté urbaine de rassembler très au-delà de sa famille politique. Rémi Lefebvre