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Transition énergétique et géopolitique du nucléaire
19/03/2013 18:00 | Durée 01:46:06

Intervenants : Bertrand Bocquet , Professeur, Laboratoire SCité (Sciences, Sociétés, Cultures), Université de Lille - Sciences et Technologies / Professeur en physique appliquée, IEMN (Institut d'Electronique de Microélectronique et de Nanotechnologie) - IUT, Université Lille 1 .   Bernard Laponche , Polytechnicien, docteur ès sciences en physique des réacteurs nucléaires, expert en politiques de l’énergie et de maîtrise de l’énergie, membre de l’association Global Chance .  

La poursuite des modes de consommation d’énergie actuels, basés à près de 90 % sur les sources d’énergie de stock (pétrole, charbon, gaz naturel, uranium) se heurte à des contraintes majeures : limitation des ressources, accroissement des prix, risques de conflits, atteintes à l’environnement et à la santé, dérèglement climatique. La transition énergétique qui s’impose à chaque pays et territoire repose sur la sobriété et l’efficacité énergétiques ainsi que la substitution des énergies de stock par les énergies de flux, renouvelables. Dans ce contexte, la production de chaleur puis d’électricité par l’utilisation de réacteurs nucléaires, qui ne représente aujourd’hui qu’une faible part de la production énergétique mondiale, ne saurait constituer une solution viable et acceptable pour le futur du fait du risque d’accident majeur, de l’accumulation de déchets radioactifs dangereux pour de très longues périodes et de l’aggravation du risque de prolifération des armes nucléaires.