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Le projet universitaire républicain de la troisième à la cinquième République et ses limites
15/03/2011 18:00 | Durée 01:38:55

Intervenants : Christophe Charle , Professeur à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, membre de l'Institut universitaire de France, directeur de l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (CNRS/ENS) .   Bernard Maitte , Professeur émérite à l’Université de Lille ; Professeur d’Histoire des Sciences et Epistémologie ; Membre de l’UFR de physique ; Ancien directeur du Centre d’Histoire des Sciences et d’Epistémologie à l’Université Lille1. Ancien membre de l'UMR 8163 « Savoirs, Textes, Langage » (CNRS, Universités Lille 3 et Lille 1) ; Ancien responsable du Domaine de recherche « Différenciation et mutation des Savoirs » de l’UMR STL .  

L'avènement de la troisième république a coïncidé avec un grand mouvement de réforme étalé jusqu'au début du XXème siècle où le système napoléonien hérité a tenté de s'inspirer du modèle germanique. Pour former de nouvelles élites, s'ouvrir à la science et rapprocher l'université traditionnelle et la démocratie. Le bilan final de ces réformes est contrasté comme on le verra et explique la renaissance des problèmes dès l'entre-deux-guerres. La quatrième et surtout la cinquième républiques ont dû remettre la réforme sur le métier mais dans un contexte de croissance rapide et de concurrence internationale bien différent de la troisième république. La aussi, comme le montre les débats contemporains, les objectifs de réconcilier sur le mode républicain à l'université la science, la démocratie et la formation des élites obligent à des compromis difficiles et à des entorses croissantes avec les principes fondateurs de liberté, égalité et fraternité dans un contexte mondial qui leur tourne de plus en plus le dos.