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Florence et la naissance de la science moderne
18/12/2012 19:00 | Durée 01:51:50

Intervenants : Robert Locqueneux , Robert Locqueneux , Professeur émérite d’Histoire des Sciences et Epistémologie à l’Université Lille 1. Membre de l'UFR de physique. Ancien membre de l'UMR 8163 « Savoirs, Textes, Langage » (CNRS, Universités Lille 3 et Lille 1). Ancien chercheur au Centre d'Histoire des Sciences et d'épistémologie Lille 1 .   Bernard Maitte , Professeur émérite à l’Université de Lille ; Professeur d’Histoire des Sciences et Epistémologie ; Membre de l’UFR de physique ; Ancien directeur du Centre d’Histoire des Sciences et d’Epistémologie à l’Université Lille1. Ancien membre de l'UMR 8163 « Savoirs, Textes, Langage » (CNRS, Universités Lille 3 et Lille 1) ; Ancien responsable du Domaine de recherche « Différenciation et mutation des Savoirs » de l’UMR STL .  

Tout commencerait-il à Florence ? : le convivio de Dante avait été le premier manifeste humaniste. Depuis, les influences pythagoriciennes, platoniciennes, de la science en pays d'Islam contrent l'aristotélisme ambiant. Les rationalisations d'Archimède sont remises à la mode. La vie littéraire et artistique enrichit la cour des mécènes, où la « belle langue florentine » – qui se substitue au latin – est cultivée. Les échanges en Méditerranée, mais aussi avec les Flandres et Prague nécessitent le développement des connaissances pratiques... L'œuvre de Galileo Galilei prend sens dans ce contexte d'effervescence intellectuelle. Elle donne l'élan décisif à la naissance de la science moderne : unification du monde, mathématisation, expérimentation... et volonté d'atteindre l'explication de la création divine par la méthode hypothéticodéductive en se détachant de tout argument d'autorité tiré des Écritures en sont les caractéristiques.