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Robert Jonckheere, l'astronomie à l'Université Lilloise
15/05/2009 00:00 | Durée 01:00:21

Intervenants : Jean-Claude Thorel , Invité scientifique de l'Observatoire de la Côte d'Azur à Nice et membre de l'Association Jonckheere .  

La fondation de l’Observatoire Il y a un siècle, un riche industriel et négociant en tissus, à Roubaix, proposa à son fils un cadeau à l’occasion de sa majorité (21 ans à l’époque). Celui-ci, passionné d’astronomie, souhaitait un observatoire astronomique. C’est ainsi que l’Observatoire de Hem a été fondé. Cet heureux fils, Robert Jonckheere, a pu ainsi assouvir sa passion de l’astronomie et fit donc construire, à Hem, un grand observatoire digne des observatoires nationaux de l’époque : lunette de 35 cm de diamètre et de près de 6 m de long. On trouvait dans ce bâtiment une bibliothèque, des bureaux, une station météorologique, une maison d’habitation. Très rapidement, des contacts sont établis entre l’Observatoire de Hem, le Conseil Général du Nord et l’Université de Lille. On y réalisait des relevés météorologiques quotidiens. L’Observatoire participa aussi au service de l’heure et prit en charge les cours d’astronomie pratiques de l’Université de Lille. Pour ces services « d’utilité publique », l’Observatoire reçut des subventions du Conseil Général du Nord. Ainsi, par délibération du Conseil de l’Université de Lille du 26 juin 1912, l’Observatoire a été rattaché à l’université. Robert Jonckheere vécut dans son observatoire où ont été employées quatre personnes à temps complet. Il y poursuivit des observations astronomiques dans le domaine des étoiles doubles qui lui permettront d’acquérir une renommée internationale. Cependant, après la Première Guerre mondiale et les difficultés économiques qui suivirent (dévaluation du franc, fermeture des frontières économiques de l’Angleterre avec laquelle l’entreprise Jonckheere négociait presque exclusivement), Robert Jonckheere n’était plus en mesure de financer le fonctionnement et l’entretien de son observatoire. Après plusieurs années de négociation, il vendit ses équipements scientifiques à l’Université de Lille en 1929.