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Biogéographie historique et diversité végétale des massifs forestiers en Picardie - La biogéographie historique des forêts
10/12/2008 00:00 | Durée 00:14:49

Intervenants : Olivier Chabrerie , Laboratoire de Biodiversité végétale et fongique, Université de Picardie (Amiens) .   Guillaume Decocq , Université de Picardie (Amiens) Laboratoire de Biodiversité végétale et fongique .   Aurélien Jamoneau , Laboratoire de Biodiversité végétale et fongique, Université de Picardie (Amiens) .   Emilie Moron , Laboratoire de Biodiversité végétale et fongique, Directrice du Centre de cartographie, Université de Picardie (Amiens) .   Robert Saguez , Laboratoire de Biodiversité végétale et fongique, Université de Picardie (Amiens) .  

Ce thème s’intéressera à la dimension historique et à l’importance de la durée dans l’étude des forêts. La biogéographie historique s’appuie sur l’analyse temporelle, qui identifie des ruptures et des continuités paysagères à travers la reconstitution des états antérieurs, fortement tributaire de la disponibilité et de la qualité des sources archivistiques et iconographiques. L’une des méthodes développées par la biogéographie historique pour l’étude des sylvosystèmes hérités est l’analyse régressive qui part d’un bilan de l’état actuel du paysage pour tenter de reconstituer, à rebours, les étapes fondamentales passées de l’évolution d’un paysage en fonction des diverses sources disponibles. Elle cherche ainsi à établir une classification génétique des paysages actuels, à discerner les héritages et les mutations récentes, à faire la part des dynamiques forestières liées aux potentialités naturelles et des bouleversements résultant des vicissitudes historiques. La prise en compte des temporalités en biogéographie permet de retracer l’enchaînement des états successifs des paysages végétaux et d’imaginer les trajectoires évolutives intégrant le poids des héritages et la résilience des territoires. Ces aspects de dynamiques permettront de mener une réflexion sur les ruptures et les continuités tant spatiales que temporelles d’une part et de réfléchir aux enjeux de la fabrication de temporalités d’autre part. Comment dépasser la simple chronologie pour mieux prendre en compte le temps et les événements historiques dans la dynamique des forêts et leurs évolutions ? Comment reconstituer des états antérieurs, distinguer des origines et des causes, observer des évolutions et des ruptures, découper des périodes et isoler des moments forts lorsque les sources sont parcellaires ?