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Quelle résistances à l’instrumentalisation
03/11/2004 14:00 | Durée 02:25:47

Intervenants : Martine Aubry , Maire de Lille, Vice-présidente de la communauté urbaine de Lille .   Françoise Collin , Philosophe, fondatrice des cahiers du GRIF .   Alain David , Ancien directeur de programme au Collège International de Philosophie et professeur au Lycée Montchapet .   Nabil El-Haggar , Maitre de conférences, Vice-président chargé de la Culture, de la Communication et du Patrimoine Scientifique, Université Lille 1 .   Jean-François Rey , Professeur agrégé de philosophie à l’IUFM de Lille et docteur en philosophie .   Bruno Tackels , Philosophe, maître de conférences en esthétique à l’Université de Rennes 2 au département des Arts du spectacle .   Enzo Traverso , Maître de conférences en sciences politiques à l’Université de Picardie (Amiens) .  

dans le cadre lille 2004 avec Martine Aubry Culture et barbarie Les millénaires de culture qui ont produit ce que nous sommes aujourd’hui ont été portés par ce que l’on pourrait appeler la violence barbare de la vie. Pourquoi dès lors s’offusquer de ce que certains appellent un retour de la barbarie ? Elle était là au départ, et chaque naissance d’un nouvel humain la reconduit. Simplement, la ruse suprême des cultures a été de la rendre invisible. Dès lors, les nouvelles violences de tous ordres ont au moins le mérite de la franchise sur chaque être humain : la culture ne serait-elle pas finalement une capacité nouvelle de vivre ouvertement à la fois avec, pour et contre la barbarie ? Mais, si la notion de barbarie est souvent associée à l’absence de culture, il existe aussi une barbarie produite spécifiquement par la culture elle-même. Outre la barbarie comme rudiment, il faut envisager une culture barbare comme ruine d’une civilisation. Quelle leçon tirer de ce paradoxe qui veut que la culture ne nous mette pas nécessairement à l’abri de la barbarie ? Introduction par Martine Aubry