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Filière technologique et réseaux électriques
28/01/2015 16:00 | Durée 01:19:16

Intervenants : Bertrand Bocquet , Professeur, Laboratoire SCité (Sciences, Sociétés, Cultures), Université de Lille - Sciences et Technologies / Professeur en physique appliquée, IEMN (Institut d'Electronique de Microélectronique et de Nanotechnologie) - IUT, Université Lille 1 .   Julie Gobert , PhD - Ingénieure de recherche, CREIDD (Centre de Recherche et d'Etudes Interdisciplinaires sur le Développement Durable) & Lab'Urba, Université de Technologie de Troyes .   Angélique Palle , Doctorante - chargée de cours, UMR 8596 PRODIG, Université Paris 1 Sorbonne .   Daniel Roger , Professeur en Génie Electrique, Laboratoire Systèmes Électrotechniques et Environnement. Université d'Artois .  

La rapide émergence des bioraffineries face à une réflexion balbutiante sur les enjeux sociétaux et environnementaux Par Julie GOBERT Les bioraffineries constituent un objet socio-technique de plus en plus à la mode dans les discours tant européens que nationaux car les gouvernements y voient la concrétisation de plusieurs potentialités. Tout d’abord celle de donner de nouveaux débouchés à l’agriculture ou à la sylviculture, constituant ainsi une opportunité de développement économique, ou plus simplement de maintien d’une activité industrielle traditionnelle par sa diversification. La rapide émergence des bioraffineries dans le paysage européen - bien que le principe de ces infrastructures ne soit pas aussi innovant qu’il y paraît - reflète un changement incrémental de référentiel (Muller, 2005) : la volonté de la société d’intégrer (ou au moins de s’efforcer d’intégrer) les préoccupations environnementales dans l’ensemble de ses actions et donc de concrétiser plusieurs transitions : écologique, énergétique et sociotechnique (Geels, 2004). Si l’évolution et l’amélioration des bioraffineries dans le temps prennent en compte des aspects de durabilité qui avaient été dans un premier temps occultés, beaucoup de questions liées à l’intensification de la production d’agro-ressources, l’irréversibilité de certaines atteintes à la biodiversité, etc. restent en suspend. Au-delà des discours laudateurs sur la chimie verte, voire doublement verte (Nieddu, 2012), des questions se posent ainsi de manière évidente, mais sont peu mises en avant dans les discours. Les réseaux électriques dans la transition énergétique, dynamiques et impacts territoriaux Par Angélique PALLE La volonté politique d’engager une « transition énergétique », se traduit notamment par un soutien au développement des énergies renouvelables. Si la production d’énergies renouvelables peut avoir lieu à l’échelle micro locale du consommateur particulier, les grands centres de production des énergies renouvelables les plus utilisées aujourd’hui (solaire et éolien) sont situés à l’écart des centres de production traditionnellement proches des bassins de consommation. Le développement des sources de production d’énergies renouvelables implique alors un développement des réseaux de transport et de distribution auxquels elles doivent être raccordées, mais également un renforcement de ceux-ci pour faire face au caractère instable de ce type de production. Ce développement a des impacts territoriaux (paysagers, sociaux, sanitaires) associés à la construction de nouvelles lignes, sur lesquels il faut s’interroger ainsi que sur ses limites en termes d’apport environnemental réel. Se posent également des questions d’échelles de bénéfice et d’impact car la transition énergétique française a lieu dans un cadre européen. A cette échelle, la transition énergétique se traduit notamment par une volonté d’intégration européenne devant permettre des complémentarités de mix énergétique et passant par le développement des réseaux. Difficultés et enjeux de l'optimisation énergétique de la conception des machines électriques Par Bertrand CASSORET, Jean-Paul MANATA, Walid BOUGHANMI et Daniel ROGER L’objectif de la communication est de montrer l'importance des choix techniques à effectuer lorsqu'on désire optimiser la consommation énergétique globale d’un produit, en considérant toute sa vie, de sa fabrication à son démantèlement. Cet article, à travers l'exemple des moteurs électriques, montre que la recherche de l’optimisation technique est nécessaire et difficile. L’exemple est opportun car chaque année 30 millions de nouveaux moteurs électriques sont mis en service dans le monde; dans l'industrie 70% de l'électricité est destinée à des moteurs électriques. Les normes et réglementations visent à réduire la consommation, mais elles ne prennent pas en compte l'énergie nécessaire à la fabrication des moteurs et elles considèrent qu'ils fonctionnent à pleine charge pendant toute leur vie utile. En fait, rares sont les moteurs qui fonctionnent en permanence à leur puissance nominale : certains moteurs fonctionnent à pleine charge de manière intermittente, d'autres fonctionnent en permanence à charge réduite. L'impact sur la consommation énergétique du type de fonctionnement est important et complique la comparaison entre machines. Est-il préférable de choisir une machine ayant un rendement plus mauvais si sa fabrication et son recyclage sont moins énergivores? Est-il préférable de sous ou sur-dimensionner un moteur? Ces choix dépendent du type d’utilisation du moteur. Pour évaluer le bilan énergétique et environnemental global d’une machine électrique selon divers scénarios d’usages et de conception cette étude s’appui sur la méthodologie d’Analyse du Cycle de Vie.