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Politiques de sobriété : une prospective territoriale
29/01/2015 09:00 | Durée 00:25:11

Intervenants : Cyria Emelianoff , Professeur des universités, UMR ESO, Université du Maine. .  

La communication se propose d’interroger les perspectives qui s’ouvrent à l’échelle des territoires pour faire de la sobriété énergétique un pilier de la transition bas carbone. Cette réflexion prolonge des travaux de recherche prospectifs, bibliographiques et empiriques conduits sur les villes et modes de vie bas carbone, notamment dans le cadre du programme de recherche « Repenser la ville dans une société post-carbone ? » (MEDDTL/ADEME). Peut-on penser des politiques de sobriété ? A quels obstacles doivent-elles faire face ? Des gisements d’économie d’énergie, de mobilité, d’espace, de temps, de sols et de matériaux sont en jeu. La sobriété énergétique met en cause la société de consommation. La forte variabilité sociale et culturelle des consommations d’énergie individuelles (directes et indirectes), entre différents contextes géographiques mais aussi et surtout en leur sein, fonction des modes de vie et des niveaux de consommation, montre des marges d’action possibles (Hertwich et al., 2005). D’autre part, le jeu des effets rebond (les économies réalisées grâce à certaines infrastructures ou technologies étant plus que compensées par l’accroissement des consommations directes ou indirectes d’énergie) annihile les résultats de nombre de politiques publiques (Jackson, 2006 et 2011). Des politiques de sobriété sont donc, si ce n’est imminentes, des plus structurantes pour une transition bas carbone. En engageant une réflexion prospective à l’horizon 2050, cinq politiques de sobriété seront esquissées et confrontées, pouvant ouvrir sur des scénarios, ne mettant pas en jeu les mêmes leviers et capacités collectives ni au final les mêmes mondes